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La semaine liturgique

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 22ème dimanche du Temps Ordinaire

 

« Mon fils, accomplis toute chose avec humilité» Ben Sirac le Sage 3,17

L’Evangile de ce dimanche illustre parfaitement cette maxime du sage de la Bible. Jésus, en observateur perspicace et presque amusé, remarque les invités à un repas qui choisissent les premières places. Il nous donne alors une petite parabole pleine de bon sens à la limite de la roublardise puisqu’il invite, non sans humour à choisir la dernière place pour être invité à la première.

Dimanche 29 aoûtaltHomélies

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Ce petit calcul ne porte sans doute pas toujours ses fruits mais le sens est clair : ne cherche pas à t’élever ; sois toi-même. La véritable humilité (du latin humus, la terre… qui a donné le mot homo, l’homme) cherche à faire la lumière sur ce que l’on est sans vouloir être ni inférieur, ni supérieur aux autres. Pour Sainte Thérèse de Lisieux, l’humilité, c’est la vérité.
                        Acquérir cette humilité, c’est regarder, contempler et appeler Celui qui s’est fait humble dans la vérité de sa mission, Jésus, Fils de Dieu. Par sa solidarité avec les plus méprisés, il a révélé jusqu’à quelle profondeur allait l’amour de Dieu pour l’humanité. Relisons l’hymne de la lettre aux Philippiens : Ph 2, 3-11.
« N'accordez rien à l'esprit de parti, rien à la vaine gloire, mais que chacun par l'humilité estime les autres supérieurs à soi; ne recherchez pas chacun vos propres intérêts, mais plutôt que chacun songe à ceux des autres. Ayez entre vous les mêmes sentiments qui sont dans le Christ Jésus : Lui, de condition divine, ne retint pas jalousement le rang qui l'égalait à Dieu. Mais il s'anéantit lui-même, prenant condition d'esclave, et devenant semblable aux hommes. S'étant comporté comme un homme, il s'humilia plus encore, obéissant jusqu'à la mort, et à la mort sur une croix! Aussi Dieu l'a-t-il exalté et lui a-t-il donné le Nom qui est au-dessus de tout nom, pour que tout, au nom de Jésus, s'agenouille, au plus haut des cieux, sur la terre et dans les enfers, et que toute langue proclame, de Jésus Christ, qu'il est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père ».
 
Mais, dans cet évangile, Jésus se mettrai-il seulement à enseigner les bonnes manières ? Avez-vous remarqué que s’il est invité à un repas chez un pharisien, dans la parabole qu’il raconte, il parle de noces. Or dans la Bible, le festin de noces désigne le Royaume de Dieu. Dans ce royaume, il n’appartient à personne de s’attribuer les meilleures places : c’est Dieu qui les donne. Plus encore, ce sont les pauvres, les estropiés, les boiteux, les aveugles qui sont les invités prioritaires comme la deuxième partie de l’évangile d’aujourd’hui nous l’indique à travers les conseils que Jésus donne à son hôte.
En ce temps de reprise d’activités, adoptons dès maintenant les mœurs nouvelles du Royaume par notre humilité envers tous pour manifester l’amour que Dieu porte à tous ses enfants.
 
AMEN !

 

Mis à jour ( Samedi, 28 Août 2010 07:38 )
 

Lectures de la messe de dimanche prochain

  • 1ère lecture : C'est Dieu qui donne la vraie sagesse (Sg 9, 13-18)

    Lecture du livre de la Sagesse

    Quel homme peut découvrir les intentions de Dieu ? Qui peut comprendre les volontés du Seigneur ?
    Les réflexions des mortels sont mesquines, et nos pensées, chancelantes ; car un corps périssable appesantit notre âme, et cette enveloppe d'argile alourdit notre esprit aux mille pensées.
    Nous avons peine à nous représenter ce qui est sur terre, et nous trouvons avec effort ce qui est à portée de la main ; qui donc a découvert ce qui est dans les cieux ?
    Et qui aurait connu ta volonté, si tu n'avais pas donné la Sagesse et envoyé d'en haut ton Esprit saint ?
    C'est ainsi que les chemins des habitants de la terre sont devenus droits ; c'est ainsi que les hommes ont appris ce qui te plaît et, par la Sagesse, ont été sauvés.

  • Psaume : (Ps 89, 3-4, 5-6, 12-13, 14.17abc)

    R/ D'âge en âge, Seigneur, tu as été notre refuge

    Tu fais retourner l'homme à la poussière ;
    tu as dit : « Retournez, fils d'Adam ! »
    A tes yeux, mille ans sont comme hier,
    c'est un jour qui s'en va, une heure dans la nuit.

    Tu les as balayés : ce n'est qu'un songe ;
    dès le matin, c'est une herbe changeante :
     
    elle fleurit le matin, elle change ;
    le soir, elle est fanée, desséchée.


    Apprends-nous la vraie mesure de nos jours :
    que nos coeurs pénètrent la sagesse.
     
    Reviens, Seigneur, pourquoi tarder ?
    Ravise-toi par égard pour tes serviteurs.
     

    Rassasie-nous de ton amour au matin,
    que nous passions nos jours dans la joie et les chants.
    Que vienne sur nous la douceur du Seigneur notre Dieu !
    Consolide pour nous l'ouvrage de nos mains.

  • 2ème lecture : Ton esclave est devenu ton frère (Phm 1, 9b-10.12-17)

    Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre à Philémon

    Fils bien-aimé,
    moi, Paul, qui suis un vieil homme, moi qui suis aujourd'hui en prison à cause du Christ Jésus,
    j'ai quelque chose à te demander pour Onésime, mon enfant à qui, dans ma prison, j'ai donné la vie du Christ.
    Je te le renvoie, lui qui est une part de moi-même.
    Je l'aurais volontiers gardé auprès de moi, pour qu'il me rende des services en ton nom, à moi qui suis en prison à cause de l'Évangile.
    Mais je n'ai rien voulu faire sans ton accord, pour que tu accomplisses librement ce qui est bien, sans y être plus ou moins forcé.
    S'il a été éloigné de toi pendant quelque temps, c'est peut-être pour que tu le retrouves définitivement,
    non plus comme un esclave, mais, bien mieux qu'un esclave, comme un frère bien-aimé : il l'est vraiment pour moi, il le sera plus encore pour toi, aussi bien humainement que dans le Seigneur.
    Donc, si tu penses être en communion avec moi, accueille-le comme si c'était moi.

  • Evangile : La vraie sagesse, c'est de renoncer à tout pour le Christ (Lc 14, 25-33)

    Évangile de Jésus Christ selon saint Luc


    Acclamation : Alléluia. Alléluia. Répands sur nous, Seigneur, la lumière de ton visage, apprends-nous tes volontés. Alléluia. (cf. Ps 118, 135)

    De grandes foules faisaient route avec Jésus ; il se retourna et leur dit :
    « Si quelqu'un vient à moi sans me préférer à son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères et soeurs, et même à sa propre vie, il ne peut pas être mon disciple.
    Celui qui ne porte pas sa croix pour marcher derrière moi ne peut pas être mon disciple.
    Quel est celui d'entre vous qui veut bâtir une tour, et qui ne commence pas par s'asseoir pour calculer la dépense et voir s'il a de quoi aller jusqu'au bout ?
    Car, s'il pose les fondations et ne peut pas achever, tous ceux qui le verront se moqueront de lui :
    'Voilà un homme qui commence à bâtir et qui ne peut pas achever !'
    Et quel est le roi qui part en guerre contre un autre roi, et qui ne commence pas par s'asseoir pour voir s'il peut, avec dix mille hommes, affronter l'autre qui vient l'attaquer avec vingt mille ?
    S'il ne le peut pas, il envoie, pendant que l'autre est encore loin, une délégation pour demander la paix.
    De même, celui d'entre vous qui ne renonce pas à tout ce qui lui appartient ne peut pas être mon disciple. »

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