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Le 28 janvier 2009
Chers Pères,
Chers amis,
La récente levée des excommunications des quatre évêques de la Fraternité saint Pie X trouble un certains nombre de fidèles.
La déclaration du Conseil permanent de la Conférence des Evêques de France dit les choses avec clarté et fermeté. Elle nous situe dans l’espérance en communion avec le Saint Père, et dans la fidélité à la mission d’annoncer l’Evangile. Je me permets de vous la transmettre.
J’y ajoute en note quelques extraits des propos du Saint Père lors de l’audience générale de ce mercredi 28 janvier 2009.
N’hésitez pas à la faire connaitre à vos fidèles.
Bon courage pour tout, dans la communion que nous venons encore d’expérimenter à l’occasion des obsèques de Monseigneur Simonneaux.
+ Eric Aumonier
Evêque de Versailles
 Paris, mercredi 28 janvier 2009
La levée, par le Saint-Siège, de l'excommunication des quatre évêques de la Fraternité Saint-Pie X suscite de nombreuses réactions dans l'opinion catholique et dans la société.
La simultanéité de cette annonce avec la révélation des propos de Mgr Williamson, niant le drame de l'extermination des juifs, provoque une réprobation on ne peut plus légitime.
Les évêques de France condamnent fermement les paroles inacceptables et scandaleuses de Mgr Williamson.
Ils redisent à la communauté juive de France leur engagement indéfectible au dialogue et à l'amitié.
Ils rappellent que Benoît XVI ne cesse de signifier son attachement à une relation fructueuse entre juifs et chrétiens [1].
Ils précisent instamment que la levée de l'excommunication n'est pas une réhabilitation.
Elle constitue le point de départ d'un long chemin qui supposera un dialogue précis.
En aucun cas, le Concile Vatican II ne sera négociable [2].
Aucun groupe ecclésial ne peut se substituer au magistère.
Les évêques saluent la volonté du Saint-Père d'aller jusqu'au bout de ce qu'il pouvait faire comme invitation à une réconciliation. Ils sont en communion avec lui dans l'exercice de la vigilance épiscopale.
Ils expriment leur soutien et leur reconnaissance aux prêtres, diacres, religieux et laïcs qui composent l'Eglise catholique en France et animent fidèlement les communautés chrétiennes vivantes et proches des hommes de ce temps.
Conseil permanent de la Conférence des évêques de France
[1] Lors de l’audience générale du mercredi 28 janvier 2009, le pape a rappelé que la Shoah "doit être pour tous un avertissement. On ne saurait l'oublier, la nier ou la redimensionner, d'autant que la violence contre un seul être humain est une violence contre l'humanité entière". Rappelant la présente commémoration de l'Holocauste, Benoît XVI a dit que dans le seul camp d'Auschwitz, qu'il a visité en juin 2006, "s'est accomplie l'extermination de millions de juifs, victimes d'une haine raciale et religieuse aveugle".
"Renouvelant avec affection ma totale et indiscutable solidarité envers nos frères destinataires de la Première Alliance, j'espère que le souvenir de la Shoah pousse l'humanité à méditer sur l'imprévisible puissance du mal lorsqu'il a conquit le cœur de l'homme... La Shoah enseigne à tous, et aux jeunes en particulier, que seul une patiente poursuite de l'écoute et du dialogue, de l'amour et du pardon, peut conduire peuples, cultures et religions vers la fraternité et la paix dans la vérité" que nous attendons tous. "Que jamais plus la violence n'humilie la dignité humaine!" a conclu le pape.
[2] Lors de cette même audience, le pape a déclaré : « J'espère que mon geste [en direction des quatre évêques concernés]sera suivi par leur ferme engagement d'accomplir le chemin encore nécessaire pour réaliser leur pleine communion dans l'Eglise, afin de témoigner d'une authentique fidélité et d'une véritable reconnaissance du magistère comme de l'autorité du Pape et du Concile Vatican II".
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